Après la lourdeur de The Brutalist et en attendant L’Inconnu de la Grande Arche, voilà un film de 1949 qui donne enfin un visage humain à l’architecte : The Fountainhead. Oui, 1949. Un demi-siècle avant que nos écrans saturent de “concepts” sans chair et de postures instagrammables, Hollywood savait déjà que l’architecte n’est ni star, ni simple exécutant.
Howard Roark n’est pas spectaculaire pour séduire. Il avance seul, opiniâtre, sans concessions. Son architecture n’est pas un produit marketing, mais un acte moral. Il refuse les compromis tièdes, les slogans consensuels, les décorations vaines.
Ici, on peut penser à l’Hôtel du Lac à Tunis : né d’une carte blanche présidentielle, brutal, frontal, affirmé dans sa stature, sans chercher à plaire, mais portant une vision forte de l’architecture. Comme Roark, ce bâtiment n’est pas là pour séduire le public : il prend position, avec courage et intégrité.
En ces temps de concours de surface et de façades tape-à-l’œil, The Fountainhead nous rappelle une vérité simple et caustique : être architecte, c’est d’abord choisir sa position et la défendre, envers et contre tout.
The Fountainhead 1949 - video Dailymotion